Lundi 9 juin 2008
Cet espace est dédié à de vieux poèmes et textes que j'ai écrit il y a une bonne grosse dizaine d'années, voire une bonne quinzaine d'années pour certains. Comme je ne pense pas qu'il soit utile d'envoyer des manuscrits à des maisons d'édition pour si peu de choses, et qu'il serait bien dommage que mes cahiers dorment dans une cave ou un grenier sans jamais être lus, alors j'ai décidé d'ouvrir ce blog.
Je n'ai absolument aucune idée de ce que valent ces textes car la plupart n'ont été lu par personne d'autre que moi.
Certains poèmes ont déjà été publié ici et , mais cela représente tellement peu par rapport à tout ce que j'ai pu écrire.
Vous remarquerez sans doute un cruel manque de maturité concernant l'écriture pour certains de ces poèmes. C'est normal, car comme je l'ai dit ils datent d'il y a bien longtemps.

Concernant les "nouvelles" (qui sont si courtes qu'on pourrait appeler simplement cela des "textes"), vous remarquerez que la plupart sont assez "sanglantes" ou en tout cas bien noires. Je me suis beaucoup inspirée du maître du fantastique et de l'horreur qu'est Stephen King. Je ne pense pas égaler sa remarquable écriture, mais je me régale à écrire ce genre de chose. Je sais que ce n'est pas du goût de tout le monde et je le comprends tout à fait.

Alors voilà, je me lance.

par fanny
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Lundi 9 juin 2008


Chaque jour, sous la pluie,

Marine chagrine.

Pas un jour où elle sourit,

Même avec sa meilleure amie Delphine.

 

Toujours il pleut,

Jamais de ciel bleu.

Marine voudrait un monde moins gris,

Un monde où l’on sourit.

 

Delphine veut bien l’aider

Elle va même jusqu’à la plaider,

Mais aujourd’hui est impossible

Car Marine est incompréhensible.

 

La vérité c’est qu’elle veut mourir,

Elle n’arrive même plus à s’endormir ;

Marine voudrait un monde moins gris,

Un monde où l’on sourit.

par fanny publié dans : poèmes
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Lundi 9 juin 2008

Ce paysage me revient souvent,

Quand j’entends les cigales chanter

Dès que nous sommes en été

Et que j’écoute souffler le vent.

Comme je voudrais y aller plus souvent

Pour laisser passer le temps

Sans m’ennuyer une seconde

Dans une eau pure et profonde...

Dans ce paysage si vert,

Rempli de galets, d’arbres et de primevères.

Qu’est-il devenu,

Ce beau paysage ?

Est-il maintenant tout nu ?

A-t-il changé d’âge ?

J’aimerai y retourner,

Pour voir s’il a vraiment changé.

Mais quand, en dehors des vacances,

Pourrais-je y aller, si j’ai de la chance ?

Lorsque je pense à ces gens

Qui passent chaque jour devant

Le Palais des Papes, tandis que moi

Je dois patienter des mois,

En souhaitant la fin des devoirs

Avec un peu d’espoir ;

En regardant les professeurs,

En attendant la fin de l’heure...

Quand tout cela est fini

Je pousse un cri de joie,

Car chaque jour passé sous le ciel gris

Me rapproche de la Provence avec un grand émoi.

 

par fanny publié dans : poèmes
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Lundi 9 juin 2008

J’ai du brouillard dans la tête

Des petits diables prennent mes seins et les tètent

Ce n’est pas du lait mais du sang

Et personne ne comprend...

 

Je cours, je rattrape le temps

Je trébuche, tombe, tout se répand...

Je mélange les livres du présent, du futur, du passé,

La pluie qui tombe a tout mouillé ;

 

Je ne sais plus, j’ai tout oublié,

J’ai tout à recommencer

Repartir de zéro

Réécrire les mots...

 

Tout est faux

Rien n’est beau

La vie s’enfuit à mon approche,

Elle me fait plus d’un reproche...

 

Plus je tombe plus je m’accroche

A des crochets qui se décrochent ;

Je ne tiendrai bientôt plus

Je me suis tellement battue...

 

Hier, il a plut

Sur mon corps nu ;

Hier ils ont voulu que je tête

Le sang qui coule de ma tête...

par fanny publié dans : poèmes
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Lundi 9 juin 2008

Une nuit, du bout de ma canne

J’ai pêché le Soleil

Dans l’océan de l’Univers...

Il avait l’air mal

Il était très pâle,

Mais Il n’a pas voulu me dire

Ce qui n’allait pas.

J’ai appelé la Lune

En me disant qu’elle saurait y faire,

Et dès qu’il la vit

Il s’évanouit...

Le Soleil, en fait, est amoureux de la nuit,

Il aime la Lune si passionnément

Que c’en est presque étonnant ;

Le pauvre l’aime pour toujours

Mais Elle vit la nuit et Lui le jour :

Leur amour est impossible...

par fanny publié dans : poèmes
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Lundi 9 juin 2008

Une fleur tombe d’un arbre

-Là où je suis je vois sa danse macabre-

Elle tourne, coule,

Elle tombe, roule

Par terre et s’arrête...

Le vent la bouscule,

Elle recule

Et baisse la tête...

Le soleil clair et chaud

La tue doucement

-Et moi, là-haut,

Je lis ce roman ;

Je remarque les moindres détails

Jusqu’à sa robe qui devient paille

Et c’en est fini d’elle

Je m’en vais à tire d’aile...

par fanny publié dans : poèmes
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Lundi 9 juin 2008

Une rose au cœur d’or,

Une fleur au cœur pur ;

Un visage qui s’endort

Loin dans la nature...

 

Une feuille caresse le vent

Et tombe doucement

Sur le cadavre fleuri

D’un être endormi...

 

La patience et la mort,

Comme cet être qui dort,

S’éternisent tranquillement

A la lueur du temps...

par fanny publié dans : poèmes
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Lundi 9 juin 2008

Le rêve de papier rouge

coule, liquide et clair ;

pur et sauvage, il danse dans la lumière

et l’on devine que sa main crochue désire

nous attraper, nous fracasser au sol

 

“ et vous manger...

je suis ce rêve de papier rouge

et je me déplace dans la lueur ;

j’arrive aussi vite que votre peur...

Je suis votre cauchemar...

 

Il est trop tard

pour m’implorer

mais encore assez tôt

pour pleurer... "

 

... crier et hurler

aussi fort qu’ils peuvent...

Qu’ils fassent attention

aux flèches qui pleuvent,

aux mains qui s’infiltrent doucement

dans leur tranquille maison...

Attention au sang qui coule la nuit...

 

“ Je suis Celui

dont il faut avoir peur,

le Seul dans la Lueur... “

par fanny publié dans : poèmes
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Lundi 9 juin 2008

Elle est comme une étoile

Au fond d’un miroir ;

Son sourire s’étale

Mais j’ai peur de la voir.

Ses yeux caressent les miens

Avec un rayon de miel

Dans ses pupilles bleues ciel.

Elle est un dessin

Dans ma mémoire

Et peut-être que je l’aime

Dans son miroir.

Mais elle fuit parfois mon visage

Blême

Et disparaît comme une image

Gommée...

 

Parfois

Quand je la revois,

Je sens qu’elle m’a manqué.

 

Je sens qu’elle progresse

En mon corps

Et qu’elle remplit mon cœur

D’or...

Elle n’a de cesse

De penser à mon bonheur.

 

Elle est plus belle que la souffrance

Et plus évidente que la mort...

par fanny publié dans : poèmes
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Lundi 9 juin 2008

Sous le soleil endolori

La mesure du battement

Tam-tam drôles et batteries

Chantent les enfants.

La mère, hélas endormie,

Morte soudain dans l’amour

Ne voit pas la nuit,

Ne voit pas le jour.

par fanny publié dans : poèmes
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